Archive pour la catégorie ‘atteintes au entreprises’

Renault:licencié pour faute grave

Renault: licencié pour faute grave Dominique Gevrey, l’ex-responsable de la sécurité de Renault mis en examen et écroué dans l’affaire de pseudo-espionnage qui a secoué le constructeur, a été licencié pour faute grave, selon sa lettre de licenciement, datée du 6 mai, que s’est procurée L’AFP.

Le constructeur lui reproche d’avoir  <<refusé de communiquer>>le nom de son informateur, <<alors que la véracité des informations communiquées par ce dernier pouvait être mise en doute>>.M.Gevrey, qui travaillait pour Renault depuis mars 2004, était en charge depuis novembre 2009 de la lutte contre la fraude au sein de la direction de la protection du groupe et avait été chargé à ce titre de mener une enquête interne contre trois cadres soupçonnés d’espionnage, qui ont depuis été innocentés.

Stuxnet, le virus informatique qui paralyse l’Iran

Outil de << guerre électronique>> au niveau de sophistication << exceptionnel>>, << du jamais-vu>> : les experts iraniens et internationaux restent bouche bée devant le degré de nuisance de Stuxnet. Découvert en juin, Stuxnet est un virus informatique ultra-perfectionné qui s’attaque à des programmes de gestion industrielle. Son rôle est d’attaquer un logiciel conçu par l’allemand Siemens et utilisé pour piloter diverses infrastructures industrielles, comme des oléoducs, des plates-formes pétrolières ou des centrales électriques. Une fois qu’il s’est infiltré dans ce logiciel, le virus modifie la gestion de certaines activités pour entrainer la destruction des installations touchées. <<Du sabotage informatique>>, pour les experts. Selon le ministre des télécomunication iranien, Stuxnet a infecté au moins 30000 ordinateur en Iran, sans<< être capable de pénétrer ou de causer des dégâts sérieux dans l’appareil gouvernemental>>.

Centrale nucléairePrincipales cibles de l’attaque virale: l’industrie nucléaire

Une des cibles principales de Stuxnet est le centre d’enrichissement de Natanz, au centre du pays. Ce site, ou se trouve l’essentiel des 8000 centrifugeuses d’Iran, sert – officiellement – à développer le programme nucléaire civil iranien. Selon certains spécialistes internationaux, la centrale nucléaire de Bouchehr, qui doit entrer en service d’ici à la fin de l’année et dont la mise en service est retardée, pourrat avoir été touchée par le virus. Les autorités ont démenti. Israël et les Etats-Unis, ouvertement opposés au programme nucléaire iranien, sont pointés du doigt en Iran.

<< C’est probablement un gouvernement étranger qui est à l’origine de ce virus>>, avance Mahmoud Liayi, responsable des technologies de l’information au ministère de l’Industrie.

Les experts occidentaux sont eux aussi impressionnés par la sophistication du virus.<< Ce n’est pas du tout le travail du petit hacker dans sa cave>>, explique Laurent Heslault, le directeur des technologies de sécurité chez Symantec, un des leaders de la protection informatique. <<On est même largement au-dessus du gang de cybercriminels classique>>, affirme-t-il. En attendant de trouver les responsables, l’Iran s’active pour détruire Stuxnet. Mais de nouvelles versions sont en train de se propager.

> CYBERCRIMINALITÉ

Le réseau pirate des telecoms avaait des complices chez les opérateurs.

Un réseau qui piratait depuis des années les codes de déverouillage des téléphones portables, créant une brèche majeure dans la sécurité des systèmes des opérateurs de téléphonie, a été démantelé en fibn de semaine, mais l’enquête se poursuit, à l’étranger notamment . Sur neuf personnes arrêtées mercredi, trois devraient être présentées hier au juge marseillais chargé de cette affaire qui impliquerait des << taupes>>parmi les employés des sous-traitans des opérateurs.D’autres personnes seront entendus dans cette affaire, la plus grosse identifiée en ce domaine.

L’enquête avait démarré fin 2009 à la suite d’une plainte à Marseille de SFR, qui avait constaté des fuites avec pour origine<< une source humaine>>.

Les deux autres opérateurs, Bouygues et Orange, ont annoncé hier s’être également portés parties civiles dans ce dossier, qui non seulement pénalisait les opérateurs mais avait pour effet de créer une économie parallèle  tout en favorisant les trafics de portables volés.