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Sarkozy a reçu les familles des otages
Terrorisme
Le Président a reçu hier les proches des Français enlevés au Niger. Al-Qaida n’a toujours pas indiqué quelle monnaie d’échange serait exigée.
Discretion et sobriété. Durant plus d’une heure, hier en fin d’après-midi, Nicolas Sarkozy a reçu à l’Elysée les familles des otages français enlevés au Niger le 16 septembre. Rien n’a filtré de cette entrevue, surtout destinée à rassurer des femmes et des hommes plongés dans une terrible angoisse, ainsi qu’a signifier que le plus haut sommet de l’Etat prend en charge cette situation de crise extrême. La présidence s’est refusée à tout commentaire et aucun détail de cette rencontre n’a été livré à la presse. Si la France n’a pas peur, auQuai d’Orsay, on ne cache pas son inquiétude.
L’embarras du ministère des affaires étrangères quant à l’enlèvement de cinq Français au Niger voilà deux semaines est apparu de façon criante hier. Certes, les malheureux semblent << en bonne santé>>. Mais comme l’a concédé Bernard Kouchner, << nous continuons à être )plus qu’attentifs, complètement prêts si d’autres signaux nous sont adressés>>, dixit l’AFP. En clair, les autorités françaises semblent démunies, si ce n’est impuissantes, après le rapt de nos compatriotes. Et personne ne saurait leur en tenir rigueur.
Service secret sur le qui-vive
La france a déployé des moyens considérables(c’est bien le moins) pour venir en aide aux Français et aux deux Africains pris en otage. Quelque 80 militaires de la DGSE ( les services secrets) ont été envoyés sur zone. Des avions de reconnaissances, Mirage et Atlantique 2, sont mobilisés. Enfin, des personnels du COS le commandement des opérations spéciales ( une unité d’élite), auraient, selon nos informations, été mobilisé. Dans cette crise, Paris mise beaucoup sur les autorités locales. <<Nous pouvons apporter du renseignement aérien ou satellitaire, confie un interlocuteur au ministère de la Défense. Mais les services africains sont bien plus à même d’approcher les preneurs d’otages. Ils connaissent la région, parlent la langue et ont même des éléments infiltrés>>